Depuis la publication de sa fausse biographie par Virginia Woolf en 1928, la fascination demeure entière pour l’histoire d’Orlando, ce jeune noble anglais de la cour d’Élisabeth Ier qui traverse les siècles dans d’étonnantes aventures le voyant même changer de sexe. Dans le nouveau spectacle de La Tempête, celui-ci fait même écho à une figure portant le même prénom et au parcours tout autant insaisissable et rocambolesque : le compositeur Orlando di Lasso.
Né en 1532 à Mons, Orlando di Lasso s’illustre dans son enfance par sa voix exceptionnelle qui lui vaut d’être l’objet de plusieurs tentatives d’enlèvement. Envoyé en Italie, il devient, à seulement 21 ans, maître de la chapelle musicale de Saint-Jean-de-Latran à Rome, tout en étant aussi diplomate et espion au service de Charles Quint. Par la suite, il parcourt la France et l’Angleterre avant de s’établir à Anvers puis Munich, devenant un compositeur très reconnu, à l’œuvre importante et éclectique constituée de près de 2000 pièces en différentes langues, telles que des motets, des madrigaux italiens, des chansons françaises et des lieder allemands.